Primavera Sound 2010 # 4
Le 17 juin 2010, posté par admin -
“Je sais ce que vous êtes en train de vous dire…il n’y a pas survécu, il a voulu braver l’ivresse barcelonaise on the rocks, il a succombé à la fièvre catalane… et n’est pas Super Rockporter qui veut. Et bien détrompez-vous bande de bad kids aux lèvres noires. I’m alive!
Certes, n’essayez pas de me demander si ce Charlatan de Tim Burgess a réussi à chanter en étant “clean”… non pas que je ne me souvienne pas de la réponse (nous la connaissons tous d’ailleurs) mais j’ai comme un consortium d’acouphènes bien énervés m’empêchant totalement de communiquer verbalement avec l’extérieur.
Il ne me reste donc plus que ma plume souillée au vitriol pour vous narrer l’aliénation des dernières heures vécues dans cette antre du Rock.
Pour ne rien vous cacher, je me suis pris à aborder ce troisième jour tel un pélerinage. Après tout, “God gave Rock ‘n Roll to you” chantais Kiss. Alors je me traîne hors de ce qui pourrait ressembler à un lit, tel un Keith Richards sans son Subutex, et m’immerge dans une eau glaciale afin de réveiller mes quelques neurones rescapés, ou devrais-je dire miraculés, puis je m’enfile una torilla de patatas encore réfrigérée, arrosées de Vino Tinto histoire d’engendrer quelques points de vie à la manière locale.
La suite? Mes pauvres enfants, si vous saviez. Par où devrais-je commencer… The Almighty Defenders (encore un projet des Black Lips), Grizzly Bear, The Drums, Gary Numan? The Charlatans, Florence and The Machine, Dum Dum Girls? ou encore Real Estate, Atlas Sound, The Antlers, Pet Shop Boys, No Age? C’est à en perdre le caisson.
Alors non, je ne m’engouffrerai pas dans un long discours paraphrasé. Et tout cela dans l’unique but de faire bouger l’arrière-train qui vous sert de postérieur pour l’édition de l’année prochaine. Car plus qu’un sermon bien trempé, je veux que vous sachiez que Primavera Sound Festival 2010 fut du lourd, du Métal/Indie/Punk/Hard/Pop/Rock 24 carats taillé brut de décoffrage.
Ce fut 3 jours de frénésie “rockambolesque”, 7 scènes sur lesquelles se sont déchaînés plus de 150 groupes, qui eux mêmes ont enflammé pendant une trentaine d’heures plus de 100 000 aficionados galvanisés eux mêmes par plus de 250 000 litres de cerveza!
Ce fut 5 amplis explosés, 13 guitares broyées, 127 slams, 314 pogos, 821 litres de sueurs de rockeurs, 2609 cordes vocales brisées, et aucun numéro de groupie espagnole enregistré. Mais cela n’est point grave car votre “Special Rockporter” sera toujours voué corps et âmes aux plaisirs auditifs et rédactionnels.
Et je vous donne rendez-vous dans quelques semaines pour un immanquable rancard : Rock en Seine 2010 qui se déroulera du 27 au 29 août au Domaine National de Saint Cloud, avec Foals, Black Rebel Motorcycle Club, LCD Soundsystem, Queens of the Stone Age, The Kooks, Roxy Music, Arcade Fire, Massive Attack, Two Door Cinema Club… Ca en jette n’est ce pas?
En attendant la suite… Let’s Rock!
UNFRUCHTBARE LANDSCHAFTEN
par Brice & Régis Abby
Le 10 juin 2010, posté par admin -
L’artiste allemand Anselm Kiefer nous livre une exposition aux antipodes de la spectaculaire et grandiloquente Monumenta au Grand Palais.
“UNFRUCHTBARE LANDSHAFTEN”, qui présente des œuvres de l’artiste datant de la fin des années 60, comporte néanmoins les prolégomènes de son œuvre future.
Les immenses toiles chargées de plâtre et matériaux divers, tels que le plomb et le verre, qui représentent des navires ou des paysages en perdition, laissent place à des présentoirs dignes d’une salle de musée d’Histoire.
En effet, à travers cette scénographie, le travail d’Anselm Kiefer est réduit à son expression la plus épurée.
En pénétrant dans l’espace de la galerie Yvon Lambert, on est frappé par l’ordonnancement solennel des vitrines d’exposition. Celles-ci semblent renfermer des incunables ou autres précieux opuscules échappés d’une bibliothèque borgésienne.
On y voit des livres cartonnés ouverts, dans lesquels sont disposés des photographies, des fleurs séchées ainsi que des aquarelles. De toutes ces représentations émane une filiation : le romantisme allemand, qui hante l’œuvre de cet artiste.
On remarque, à travers différents médiums, la récurrence d’un personnage isolé dans l’immensité d’un paysage.
L’un des grands peintres du romantisme allemand, Caspar Friedrich, a également peint l’homme face à la nature…
Cependant le travail de Kiefer auréolé par la poésie de Paul Celan et Jean Genet n’en demeure pas moins ancré dans l’histoire et toute son atrocité.
Ainsi, dans ses oeuvres de jeunesse, dans ses “occupations” d’espaces significatifs, il va jusqu’à effectuer le salut national-socialiste pour dénoncer l’hypocrisie d’une certaine allemagne de l’époque. Ces interventions créent alors un véritable scandale Outre-Rhin jusque dans les cercles critiques les plus radicaux.
L’exposition présente quelques-uns de ces clichés dans des ouvrages cartonnés.
L’artiste ajoute systématiquement un élément à ces tirages photographiques (écriture, peinture). L’un de ces éléments les plus frappants sont les instruments de médecine tels que les seringues et les écarteurs.
Faut-il y voir une référence aux expériences du Docteur Mengele et aux théories Eugénistes ?
Le fil conducteur du travail de Kiefer est la tragédie humaine, et plus particulièrement l’histoire récente de l’Allemagne, avec ces fantômes épouvantables. Son œuvre s’inscrit dans une logique de monstration du désastre, cette démarche s’impose comme un rempart à l’oubli et la barbarie…
L’observation d’Anselm Kiefer sur son pays s’interprête par le prisme son déracinement ( il vit en france aujourd’hui).
Une citation tirée de l’ouvrage de Julien Gracq “Le Rivage des Syrtes” pourrait illustrer le sentiment qui traverse l’artiste :
“La solennité soudaine que prend un paysage sous le regard d’un banni.”
Exposition “UNFRUCHTBARE LANDSCHAFTEN” par Anselm kiefer
Galerie Yvon Lambert
Jusqu’au 26 juin
Crédits photos galerie Yvon Lambert
The Kooples Stories
Le 10 mai 2010, posté par admin -
Eve (21 ans) & Sébastien (27 ans). Lille. Ensemble depuis 2 ans.
Il y a bientôt 3 ans, fraichement débarquée dans la grande ville, le baccalauréat en poche et l’esprit conquérant, j’aspirais aux nouvelles rencontres, vous savez, celles que l’on attend à 18 ans.
Rapidement intégrée dans la “bande du drugstore” du coin, je savourais l’euphorie des copains musiciens, une bière éventée à la main, puis 2, puis 5, et je ne me rappelle plus de la suite. Et puis, il eut cette soirée de Mai, où mes copains jouaient avec un autre groupe.
Dans ce groupe, il y avait un guitariste. C’était lui. Tête haute et guitare entêtante. Et forcément, ça va de pair, esthétiquement parfait.
Malgré ma fougue de jeune minette, ce ne fut pas ce soir là.
Je suivis sa musique pendant plusieurs mois dans l’ombre (ou plutôt derrière mon écran), écoutant d’une oreille distraite mais non moins intéressée, les rumeurs sur ce sexy dandy briseur de cœurs.
Nous sommes en Octobre, j’arrive à une soirée, malgré les martinis et la vision double, lui, je le vois très distinctement. Et apparemment, il me voit également et vient me parler.
Je prétends ne pas savoir qui il est, et quand je daigne lui répondre c’est pour raconter des idioties ou rire très fort. Le lendemain, quand je me réveille chez moi, encore habillée, je me maudis.
J’ai filé à l’anglaise et je veux réparer ça en le contactant sur Internet “Es-tu la personne avec qui j’ai parlé hier soir?”. Réponse: “Oui belle brune”. JACKPOT.
On se recroise, je l’ignore encore. C’est bizarre ça, non? En tout cas, ce fut ce soir là. Je me méfie, je ne sais pas si je veux, si je me suis débarrassée de mes chagrins d’amour de jeunes filles en fleurs. Il y a l’invitation au restaurant, les caresses le lendemain matin devant ce petit déjeuner préparée pour mes petits soins .
Une semaine après ce rapprochement, il me présente comme “sa copine”. 3 mois plus tard, nous décidons de prendre un appartement ensemble. 6 mois plus tard, c’est le chat. 1 an après, je suis la chanteuse de son nouveau groupe. En Septembre nous allons nous marier. Je fais exactement tout ce que j’avais refusé et craint. Partager mon lit, apprendre la cuisine, me marier et être sur scène. Sauf qu’aujourd’hui, je n’ai jamais été aussi heureuse et fier de quelqu’un. C’est ce qu’on appelle la “bonne personne”, non?
Dis-play II
par Brice et Regis Abby
Le 20 avril 2010, posté par admin -
Le travail de l’artiste américain Keith Sonnier s’inspire de l’Art minimal depuis le début des années 60. L’illustration parfaite de cette mouvance est synthétisé dans la formule “Less is more “ de l’architecte Mies Van der Rohe. Cependant contrairement aux artistes minimalistes qui prônaient une absence totale de ressenti dans leur œuvre: (il n’y rien d’autre à voir que ce que l’on voit), Keith Sonnier intègre une certaine érotisation des formes et couleurs parfaitement consciente dans ces créations.
La galerie JGM présente l’installation Dis-play II créée en 1970. Cette œuvre combine la prise en compte du rapport à l’espace ainsi que les composantes propres à la sculpture du point de vue de l’art minimal.
L’installation se compose de formes géométriques élémentaires (carré, cylindre, triangle) en Caoutchouc mousse recouvert de pigments de couleurs fluorescents. Dans un désordre apparent on peut y voir également des grands carreaux de verres. L’ensemble de la composition est dévoilée dans une atmosphère sombre. Celle-ci est rythmée par un crépitement stroboscopique couplé à une lumière noire qui donne des aspects de night-club à cette crise épileptique potentielle.
Face à cet ouvrage on oscille entre désir et répulsion proche d’un flash-back halluciné dans la série « Twin Peaks » de David Lynch.
La tension quasi-sexuelle est latente en raison de l’utilisation de la lumière très courante dans les peep-show. Cette pièce majeure préfigure déjà les travaux récents de l’artiste ou la sexualisation des objets est plus évidente avec l’emploi de matériaux tel que le satin et l’acier…

Cette exposition présente également une vidéo de l’artiste dans laquelle on voit apparaître des bandes de horizontales et verticales barrant l’espace avec une succession de filtres de couleurs.
La vidéo a globalement une forte tendance à l’abstraction, mais avec l’incursion d’éléments anthropomorphiques par fragments…
Au niveau de la photographie on a une alternance entre le positif et le négatif.
Cette exposition à la galerie JGM nous donne à voir une œuvre à l’austérité minimale apparente qui reste, cependant chargé d’un potentiel hypnotique et érotique surprenant…
Comme l’évoque cette phrase de Mallarmé :
« Nommer un objet, c’est supprimer les trois quarts de la jouissance du poème […] le suggérer, voilà le rêve.»
Keith Sonnier exposition Dis-play II
Jusqu’au 24 avril 2010
JGM Galerie
79, rue du temple
75003 Paris
Maël et Alexis, Paris 10ème
Le 13 avril 2010, posté par admin -
Samedi 20 mars, Point Éphémère, Paris 10e
Prénoms : Maël et Alexis
Age : 18 et 19 ans
Professions : Etudiante et comédien
En couple depuis 6 mois.


Comme les anglais habitués à porter l’uniforme dès l’enfance, Alexis porte les costumes avec beaucoup de naturel, et donc beaucoup d’élégance. Il aime et s’inspire du style british bourgeois de Jonathan Rhys-Meyers dans Match Point, mais pour l’attitude heureusement, Alexis est plus près des vrais gentlemen d’Outre-Manche!
Comédien, il aime d’ailleurs pousser la sophistication au-delà des normes actuelles, et lorsqu’il sort en soirée avec Maël, c’est en haut-de-forme et queue-de-pie! Maël le suit, admirative et amusée, très chic aussi dans ses vêtements qu’elle déniche dans les bazars les plus improbables de Paris.
La coupe de cheveux d’Alexis? Un hasard maîtrisé chaque matin. Celle de Maël? Une figure imposée mais parfaitement réussie!
Lucille et Julien, Paris 11ème
Le 24 mars 2010, posté par admin -
15 mars, La Baraque, Paris 11e
Prénoms : Lucille et Julien
Age : 18 et 19 ans
Professions : Etudiants
En couple depuis 1 semaine.


Ensemble depuis une semaine seulement, Lucille et Julien n’ont pas encore eu l’occasion de se prêter accessoires ou vêtements, mais ça ne saurait tarder, tant leurs goûts sont proches. D’ailleurs ils craquent pour la même marque de vêtements!
Nous aimons le débardeur liberty avec le blouson en cuir de Lucille, la chemise à carreaux et la veste de Julien. Lucille a customisé son jean en le déchirant elle-même tandis que Julien a travaillé le sien… à l’eau de mer de bain de minuit tunisien… tout une histoire.. nous ne rentrerons pas dans les détails…
Agenda des Concerts
par Olivier Tesquet de Technikart
Le 19 mars 2010, posté par admin -
ADAM GREEN
Bientôt, Adam Green aura 30 ans, un âge auquel on range son anti-folk dans la malle d’un grenier, pour mieux dépoussiérer les habits trop grands d’artiste à plein temps. L’air de rien, Minor Love, qui sort en janvier, est le 6e album du New-Yorkais. Et s’il devenait majeur ?
- Le 06/03 au Poste à Galène (Marseille
- Le 07/03 au Ciel (Grenoble) Le 08/03 à l’Alhambra (Paris)
BLACK REBEL MOTORCYCYLE CLUB
« Whatever Happened to My Rock & Roll ? », semblent demander les oracles qui prédisaient la gloire aux bikers sans moto, nés aux côtés de l’apostat Anton Newcombe, du Brian Jonestown Massacre. Après des années d’errances noyées dans la saturation, vont-ils sortir du Purgatoire ?
- Le 11/05 à la Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand)
- Le 12/05 au Bataclan (Paris)
- Le 20/02 au Point FMR (Paris) - avec Glass Candy et Desire
- Le 28/04 au Nouveau Casino (Paris)
- Du 02 au 04/07 sur la presqu’île du Malsaucy (Belfort)
- Le 13/03 à l’Aéronef (Lille)
- Le 16/03 à La Cigale (Paris)
- Le 17/03 à La Galerie Tatry (Bordeaux) Le 18/03 à l’Olympic (Nantes)
- Le 19/03 à l’Autre Canal (Nancy)
- Le 19/02 à La Laiterie (Strasbourg)
- Le 05/03 à La Maroquinerie (Paris)
- Le 15/03 à La Laiterie (Strasbourg)
- Le 16/03 à L’Aéronef (Lille)
- Les 25 et 26/05 au Zénith (Paris)
- Le 01/06 au Zénith Europa (Strasbourg)
- Le 08/03 au Bataclan (Paris)
- Le 15/03 à La Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand)
- Le 16/03 au Bikini (Ramonville)
- Le 16/04 au Zénith (Strasbourg)
- Le 17/04 au Zénith (Lille)
- Le 15/04 au Bataclan (Paris)
- Le 03/03 au Nouveau Casino (Paris)
- Le 07/05 au Zénith (Paris)
- Le 20/03 au Dock des Suds (Marseille)
- Le 21/03 à La Vapeur (Dijon)
- Le 22/03 à l’Olympia (Paris)
- Le 23/03 au mc2 (Grenoble)
- Le 24/03 à l’Autre Canal (Nancy)
- Le 26/02 à La Carène (Brest)
- Le 02/04 au Festival Garorock (Marmande)
- Le 29/04 à La Laiterie (Strasbourg)
- Le 07/05 à La Caravelle (Meaux)
- Le 25/02 à l’Olympia (Paris)
- Le 26/02 au Bikini (Ramonville)
- Le 19/03 au Point FMR (Paris)
- Musée de l’Erotisme - jusqu’au 31 mai
- Musée de la photographie Robert Doisneau (Gentilly) - jusqu’au 11 avril 2010
- Centre Pompidou - jusqu’au 24 mai
-
CHATEAU MARMONT
A la mythologie hollywoodienne que son nom charrie, Château Marmont préfère les roucoulements synthétiques des séries Z. On les imagine assez bien scotcher leurs hooks sur une bobine de Dario Argento mais, pour l’instant, ils travaillent avec une rescapée de la variété, « enfant du siècle ». Affaire à suivre dans le hors-série musique de Technikart en janvier.
-
EFTERKLANG
Efterklang est une fanfare, et c’est loin d’être un reproche. Cinq en studio, neuf en live, les Danois conjuguent le chant choral au temps présent, celui d’une pop synthétique maîtrisée et racée. « Performing Parades » nous donne envie de leur emboîter le pas.
-
EUROCKEENNES DE BELFORT
Poids lourd des festivals rock hexagonaux, les Eurockéennes n’ont pas encore dévoilé leur programmation que les adeptes du camping sauvage et des bains de boue se précipitent sur la billetterie. Après un examen attentif du calendrier et un peu de prospective, pourquoi ne pas y espérer la présence des Liars, voire des Strokes ?
-
GET WELL SOON
A Berlin, ville de branchés parfois fauchés, Konstantin Gropper vit dans l’opulence. Créative, entendons-nous. En un seul album, « Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon » (2008), le jeune Allemand affiche son bouillonnement, et confronte dans un fracas lyrique Scott Walker et équipées boisées. Chaussez les bottes.
-
GLASS CANDY & DESIRE
Après une entrée fracassante de le petit monde du revival discoïde en 2008, les nez creux d’Italians Do It Better ont ralenti la cadence cette année. Entre les décevantes faces B de Glass Candy et la prise de risque minimum de Desire, on attend plus des nouveaux hérauts du dancefloor blafard.
-
GIRLS
Nouveaux fers de lance de la presse spécialisée, ces filles-là (deux garçons, en réalité) croisent le fer sur un radeau qui tient la mer, au beau milieu de l’Atlantique. Sur « Hellhole Ratrace » et « Lust for Life », on entend les Pastels, les Boo Radleys, Creation, un peu d’americana, du chagrin et de l’ambition. Rien que ça.
-
GOSSIP
Sans mauvais jeu de mots, Gossip a pris du poids et fait taire les quolibets en moins de deux ans. Beth Ditto a fait irruption dans le gotha mondial, « Heavy Cross » est tout sauf un chemin de croix, le trio squatte les salles depuis l’été dernier. Et ça ne risque pas de s’arrêter pour le moment.
-
HOT CHIP
Consacrés meilleur groupe de soul blanc-bec, les disciples de Prince et Kraftwerk ont permis à toute une génération de nerds fans de Warp de mettre un pied sur le dancefloor sans forcément sortir de leur chambre. En attendant leur nouvel album, prévu pour les premières semaines de 2010, on écoute « Take It In », qui remporte la mise.
-
IGGY & THE STOOGES
Malgré le décès de son guitariste Ron Asheton, l’Iguane continue d’exhiber sa peau tannée sur les scènes du monde entier, rejouant dans les conditions live la folie des banlieues de Detroit au virage de 1969. Si vous avez moins de 18 ans, vous devez avoir vu ça. Plus vieux ? Oubliez les boules Quiès.
-
DANIEL JOHNSTON
Adulé par la scène indépendante américaine, de Kurt Cobain à Tom Waits, le songwriter continue à trimballer ses saynètes bancales entre la scène et l’asile. Apôtre du lo-fi, « Charles Manson gentil », il est revenu en fin d’année avec « Is And Always Was », plus pop, plus produit. Mais il « est, et a toujours été » un freak spatial.
-
ISLANDS
Après un premier album qui flirtait avec Grandaddy en 2006, les Canadiens ont décidé d’injecter de la sensualité et du glam dans leur second opus, « Arm’s Way ». De quoi se faire une place au soleil de Montréal, entre Wolf Parade et Arcade Fire. Si vous les avez manqués en 2008 et en 2009, foncez-y.
-
PAVEMENT
Après Dinosaur Jr, c’est au tour de Pavement de ressortir des cartons de votre grand frère (ou des vôtres, qui sait). En 20 ans, « Slated & Enchanted » a eu le temps de changer de statut, gagnant ses galons de chef d’œuvre indépendant. Après les écarts solo de Stephen Malkmus, il était temps de s’y remettre.
-
PHOENIX
Certains les adulent, d’autres les détestent. Récemment, un collègue et ami, farouche défenseur, disait à leur sujet : « Phoenix, c’est le bovarysme versaillais transcendé par la pop-culture anglo-saxonne ». Dans la France sclérosée, on comprend mieux pourquoi leur folie des grandeurs dérange.
-
PONI HOAX
Formidable groupe de scène, Poni Hoax continue d’occuper l’espace au fil des ans. Petit à petit, les Parisiens s’imposent comme les mètre-étalons d’une pop altière et hautement synthétique. « Antibodies » ? Peut-être, mais la bande à Nicolas Ker ne manque pas de corps.
-
VAMPIRE WEEKEND
Attendu fébrilement par un parterre de néo-preppies acquis à leur cause, le deuxième effort des universitaires new-yorkais, « Contra » (rien à voir avec la milice du Nicaragua), sort en janvier. Une fois de plus, le club des quatre continue de jouer les Rémy Kolpa Kopoul bien mis pour défricher l’afro-pop de demain.
-
YEASAYER
« All Hour Cymbals », le premier opus des gars de Brooklyn, était prometteur. « Odd Blood », le second, s’annonce destructeur. Profondément épris de pop culture, notamment de hip-hop et de R&B, Yeasayer injecte cette fois-ci une forte dose mainstream dans ses acrobaties psychédéliques.
-
CINEMA BAD LIEUTENANT
Sortie le 3 mars Contrairement à ce que son titre laisse présager, ce mauvais flic-là n’est pas un remake du chef d’œuvre d’Abel Ferrara, immortalisé par un Harvey Keitel saisissant. Werner Herzog (un gage de sécurité, quand même) a annoncé que l’histoire serait « totalement indépendante ». Et s’il nous ramenait le bon Nicolas Cage, celui de « Sailor & Lula » ?
AMER
Sortie le 3 mars Depuis 2009, les Français ne sont plus considérés comme des pouilleux du cinéma de genre, incapables d’œuvrer dans cette veine. Avec ce premier long (franco-belge, certes), Hélène Cattet et Bruno Forzani confirment cette vitalité. Entre Dario Argento et Russ Meyer, leur scénario obsessionnel sur le désir et la peur frappe fort.
SOUL KITCHEN
Sortie le 17 mars Pas encore sortie, Cette « cuisine de l’âme » s’annonce déjà aussi comique qu’« Head-On » - le premier uppercut de Fatih Akin, en 2004 - était tragique. Cette fois-ci, le réalisateur germano-turc retourne son canevas, mais dissèque toujours à la loupe les rapports humains, leurs failles, les faiblesses des uns et des autres.
LES POINGS DANS LES POCHES
Sortie le 24 mars Quelques mois après la sortie de « Vincere », qui évoquait la vie de l’amante de Benito Mussolini, le troisième film de Marco Bellocchio, sorti en 1965, a les faveurs d’une nouvelle sortie en salles. Une occasion parfaite pour (re)découvrir ce drame familial qui brisait tous les codes, en premier lieu ceux d’un néoréalisme italien devenu la norme.
ALICE AU PAYS DES MERVEILLES
Sortie le 7 avril Attendu de pied ferme par les fans dévoués de Tim Burton autant que par les illuminés de Lewis Carroll, cette adaptation du conte se prête, au moins sur le papier, à toutes les audaces de Burton. Onirique ? Gothique ? Flippant ? En rêvant à toutes les excentricités, on espère seulement que le résultat sera à la hauteur des ambitions du projet.
PLASTIC PLANET
Sortie le 9 juin Avez-vous déjà vu « Le Chant du Styrène » d’Alain Resnais ? C’est une parabole post-moderne et surprenante sur le plastique. Pas sexy sur le papier, mais formellement ébouriffant. Le film de Werner Boote s’annonce moins austère, plus documenté, moins aride, plus pédagogique. Mais il y a aussi matière (forcément) à une fable truculente sur le progrès.
TOY STORY 3
Sortie le 14 juillet Que ceux qui n’ont pas pris leur pied devant « Toy Story », il y a 15 ans déjà, lèvent le doigt ! Cette fois-ci, Buzz et Woody feront face au départ d’Andy, leur gentil propriétaire, pour l’université. Après avoir grandi en même temps que ces jouets pas encore produits en série, il ne reste plus qu’à espérer qu’audace visuelle et narration impeccable soient au rendez-vous.
EXPOS L’ENFER DES ENFERS
A mi-chemin entre Botero, Necron et la série Z, les toiles de Bernhart explorent depuis 40 ans la face sombre du jeu sexuel. Dans sa peinture, les corps se font mal, l’enfer est partout, et il ne se déguise pas. C’est toujours aussi glaçant et fascinant.
-
NIKOS ECONOMOPOULOS
Photoreporter pour la prestigieuse agence Magnum depuis près de 20 ans, Economopoulos est profondément attaché à ses Balkans d’origine. Parmi ses faits d’armes, il a couvert l’exode massif des Albanais dans le Kosovo en guerre, entre 99 et 2000. Photographe des quidams, il mérite une rétrospective.
-
ELLES @ CENTRE POMPIDOU
Frida Kahlo et Sonia Delaunay côtoient Sophie Calle et Annette Messager dans cet hommage gracile, qui rassemble plus de 500 œuvres, de 200 artistes, du début du XXe siècle à aujourd’hui. Chez elles, l’Art s’écrit avec une majuscule.
Céleste et Louis, Paris 14ème
Le 15 mars 2010, posté par admin -
Mardi 2 mars, Paris 14e
Prénoms : Céleste et Louis
Age : 18 ans
Professions : Etudiants
En couple depuis 4 mois.


L’une des activités favorites de Céleste et Louis c’est le shopping à deux.
Il est possible qu’un jour vous les croisiez, amoureux, dans une boutique The Kooples, commentant leurs coups de cœur vestimentaires, chahutant pour du beurre entre deux essayages, mais s’habillant c’est sûr avec beaucoup de bonheur.
Quand ils n’achètent pas de vêtements ils recyclent ceux de leurs parents qu’ils s’échangent naturellement.
A part les robes que Louis pourrait difficilement assumer, pas de limite à la mixité des fringues!
Il suffit de savoir les porter… tout est affaire de style et du style, ils en ont!
Laura et Xavier, Paris 14e
Le 1 mars 2010, posté par admin -
Mercredi 17 février, rue des artistes, Paris 14e
Prénoms : Laura et Xavier
Age : 22 ans
Professions : Metteur en scène et scénariste
En couple depuis 1 an.


My 70’s show est le nom de la pièce que Laura et Xavier ont écrite, mise en scène et réalisée pour le festival Mise en Capsules (en mai au Ciné 13 Théâtre à Paris).
Les années 70 inspirent le couple et influencent leur vestiaire: ils se réapproprient vêtements et accessoires vintage, sélectionnent de préférence les noirs et bleu marine qu’ils aiment marier, achètent quelques pièces The Kooples (comme le gilet de Laura) et s’inventent un look finalement très contemporain.
Laura emprunte souvent les pantalons de Xavier et adore l’habiller, lui acheter des vêtements…
Laura: “Oui, je joue un peu à Ken…”
Xavier: “Mais Ken est hyper consentant! “
- Eleonore & Thomas, Paris 3ème. - 4 580 views
- Aslak & Dorothée, Paris 3ème. - 3 428 views
- Coeur de Pirate à la Cigale, 6 octobre 2009 - 3 266 views
- Marion & Guillaume, Paris 9ème. - 2 792 views
- None found









