BASQUIAT
par Brice & Régis Abby

Le 25 juillet 2010, posté par admin -

La fondation Beyeler à Riehen près de Bâle présente une véritable rétrospective de l’artiste noir américain Jean-michel Basquiat prématurément disparu à l’âge de 27 ans d’une overdose en 1988.
basquiatL’enfant roi des années 80 à la carrière fulgurante, a débuté en peignant à la bombe des graffitis élégiaques sur les murs Manhattan sous le pseudonyme de SAMO. Ce dernier survivait en vendant des tee-shirts et cartes postales peints dans le quartier de Soho. Cette exposition permet d’observer une grande partie de l’oeuvre de Basquiat.

En effet, cet artiste précoce a développé une esthétique picturale mêlant des éléments figuratifs et expressifs, le tout parachevé parfois par des écrits héritage certains de ces débuts de peintre de rue.

L’espace de la fondation Beyeler permet une véritable contemplation de cette oeuvre vive et vibrante dans un climat de sérénité qui s’oppose à l’énergie brute qui s’en dégage…Certaines oeuvres considérées aujourd’hui comme emblématique du néo-expressionnisme sont présentes tel que “Boy and dog in a Johnny pump” de 1982.
Dans ce tableau on voit un personnage et un chien représenté dans un style naïf avec leurs corps peints en transparence. Les os apparaissent sur des corps peints en noir, l’ensemble auréolé par un arrière plan aux couleurs ardentes et à la facture dynamique. L’origine de ces formes décharnées trouvent ces racines dans l’enfance de cet artiste. Sa mère d’origine porto-ricaine qui encourageait ses talents en l’emmenant au MOMA, lui offre lors d’une convalescence un ouvrage d’anatomies “gray’s anatomies”. Celui-ci influencera ces premières oeuvres dont ce tableau.

riding-with-deathAu delà des œuvres à la paternité évidente on peut se laisser surprendre par celles exposées à la FUN gallery en 1982. Les tableaux sont grossièrement fixées sur des palettes de bois ou tendues sur des tasseaux partiellement peints. Cette technique sera ensuite récurrente dans son œuvre.

Basquiat puisait son inspiration également dans sa négritude d’où la représentation des grandes figures noirs dans une série de peinture tel que boxers (Sugar Ray Robinson) et musiciens (Charly Parker). Mais aussi dans le culte Vaudou (son père est d’origine haïtienne) où il puise certaines imageries pour ces tableaux.

Les derniers travaux sont hantés par la présence persistante de la mort, les compositions de ces toiles prennent un virage surprenant en devenant quasi vide…ou bien au contraire frénétiquement chargées comme par peur des espaces vides (horror vacuum).

Le tableau intitulé “Riding with Death” n’est pas son ultime création mais devient une allégorie de son existence de dandy funambule sur fond de new wave underground… La peinture représente une personne chevauchant la mort sur un fond doré emprunté à un recueil de reproductions de léonard de Vinci. Il s’agit presque d’un auto-portrait prémonitoire dans lequel l’artiste exalte sa future virée aux enfers…

Dans son ouvrage “Le roi des Zoulous” Jean-Jacques Salgon parle du sentiment qui le traverse face aux tableaux de Jean-Michel.
«ils semblaient faire naître en moi, comme le fracas et le grondement effrayant d’un orage, l’éclat brut et limpide d’un jour nouveau.»

En astrophysique, plus une étoile est imposante, plus elle est brillante et plus sa disparition sera prématurée et cataclysmique( un effondrement gravitationnel).
Dans la préface de l’Or des tigres, en mentionnant ses obsessions,J.L. Borgès parle de de “la contradiction du temps qui passe et de l’identité qui demeure…”

Avoir vécu on ne peut plus brillamment…

Fondation Beyeler - 4125 Riehen / Bâle Suisse
Exposition BASQUIAT
9 Mai - 5 Septembre 2010

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The Kooples Stories

Le 13 juillet 2010, posté par admin -

Raphaëlle et David 24 et 26 ans

J’ai rencontré David au cours d’une soirée chez une amie il y a déjà 2 ans.
Il était dans la même école de commerce que mes amis. Ce soir là ils fêtaient la fin de leurs examens, autant vous dire tout de suite que cette soirée fut bien arrosée !

Le lendemain je reçois un message d’un certain David qui me dit qu’il ne se souvient pas de moi mais qu’il a trouvé mon numéro dans son téléphone, que je dois sûrement être très belle et que maintenant il ne faut pas avoir peur et lui répondre. Un message aussi drôle, je ne pouvais que lui répondre même si je n’avais moi non plus aucun souvenir de lui ! Nous nous sommes envoyé des messages toute la semaine puis je suis partie en voyage.
Pendant 15 jours je n’ai plus eu de nouvelles de lui jusqu’à ce que je le croise, par hasard, dans un bar à Barcelone où il était venu passé quelques jours de vacances chez un ami. Nous avons passé toute la soirée à parler, danser, nous amuser.

Sur un coup de tête nous avons quitté Barcelone et nos amis respectifs pour visiter tous les deux l’Espagne. On voyageait de ville en ville avec sa voiture, c’était romantique mais aussi très drôle. Nous ne nous connaissions pas vraiment mais nous étions déjà fou amoureux l’un de l’autre.
Ce fut des vacances inoubliables. Nos premières vacances car depuis nous ne nous sommes jamais quittés. Aujourd’hui nous vivons ensemble à Paris et je sais que David est l’homme de ma vie.

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Eve & Sébastien, Lille

Le 28 juin 2010, posté par admin -

Prénoms : Eve & Sébastien
Age :21 et 27 ans
Professions: étudiante & professeur de guitare

En couple depuis 2 ans.
evesebastienevesebastien2
En couple depuis 2 ans, on peut dire que Sébastien et Eve sont sur la même longueur d’onde !
Slim noir, boots & veste en jean, ces deux-là aiment l’esprit rock/dandy chic.
On les imagine aisément se partager le même dressing et s’échanger leurs accessoires préférés comme ce foulard noir à têtes de mort que porte Sébastien.
Le site d’ Eve & Sébastien : http://myspace.com/surfer.rosamusic

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dans: En couple

Primavera Sound 2010 # 4

Le 17 juin 2010, posté par admin -

“Je sais ce que vous êtes en train de vous dire…il n’y a pas survécu, il a voulu braver l’ivresse barcelonaise on the rocks, il a succombé à la fièvre catalane… et n’est pas Super Rockporter qui veut. Et bien détrompez-vous bande de bad kids aux lèvres noires. I’m alive!
Certes, n’essayez pas de me demander si ce Charlatan de Tim Burgess a réussi à chanter en étant “clean”… non pas que je ne me souvienne pas de la réponse (nous la connaissons tous d’ailleurs) mais j’ai comme un consortium d’acouphènes bien énervés m’empêchant totalement de communiquer verbalement avec l’extérieur.

primavera4_1Il ne me reste donc plus que ma plume souillée au vitriol pour vous narrer l’aliénation des dernières heures vécues dans cette antre du Rock.
Pour ne rien vous cacher, je me suis pris à aborder ce troisième jour tel un pélerinage. Après tout, “God gave Rock ‘n Roll to you” chantais Kiss. Alors je me traîne hors de ce qui pourrait ressembler à un lit, tel un Keith Richards sans son Subutex, et m’immerge dans une eau glaciale afin de réveiller mes quelques neurones rescapés, ou devrais-je dire miraculés, puis je m’enfile una torilla de patatas encore réfrigérée, arrosées de Vino Tinto histoire d’engendrer quelques points de vie à la manière locale.

La suite? Mes pauvres enfants, si vous saviez. Par où devrais-je commencer… The Almighty Defenders (encore un projet des Black Lips), Grizzly Bear, The Drums, Gary Numan? The Charlatans, Florence and The Machine, Dum Dum Girls? ou encore Real Estate, Atlas Sound, The Antlers, Pet Shop Boys, No Age? C’est à en perdre le caisson.
Alors non, je ne m’engouffrerai pas dans un long discours paraphrasé. Et tout cela dans l’unique but de faire bouger l’arrière-train qui vous sert de postérieur pour l’édition de l’année prochaine. Car plus qu’un sermon bien trempé, je veux que vous sachiez que Primavera Sound Festival 2010 fut du lourd, du Métal/Indie/Punk/Hard/Pop/Rock 24 carats taillé brut de décoffrage.
primavera4_2 Ce fut 3 jours de frénésie “rockambolesque”, 7 scènes sur lesquelles se sont déchaînés plus de 150 groupes, qui eux mêmes ont enflammé pendant une trentaine d’heures plus de 100 000 aficionados galvanisés eux mêmes par plus de 250 000 litres de cerveza!
Ce fut 5 amplis explosés, 13 guitares broyées, 127 slams, 314 pogos, 821 litres de sueurs de rockeurs, 2609 cordes vocales brisées, et aucun numéro de groupie espagnole enregistré. Mais cela n’est point grave car votre “Special Rockporter” sera toujours voué corps et âmes aux plaisirs auditifs et rédactionnels.

Et je vous donne rendez-vous dans quelques semaines pour un immanquable rancard : Rock en Seine 2010 qui se déroulera du 27 au 29 août au Domaine National de Saint Cloud, avec Foals, Black Rebel Motorcycle Club, LCD Soundsystem, Queens of the Stone Age, The Kooks, Roxy Music, Arcade Fire, Massive Attack, Two Door Cinema Club… Ca en jette n’est ce pas?

En attendant la suite… Let’s Rock!

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UNFRUCHTBARE LANDSCHAFTEN
par Brice & Régis Abby

Le 10 juin 2010, posté par admin -

L’artiste allemand Anselm Kiefer nous livre une exposition aux antipodes de la spectaculaire et grandiloquente Monumenta au Grand Palais.

“UNFRUCHTBARE LANDSHAFTEN”, qui présente des œuvres de l’artiste datant de la fin des années 60, comporte néanmoins les prolégomènes de son œuvre future.

kieferLes immenses toiles chargées de plâtre et matériaux divers, tels que le plomb et le verre, qui représentent des navires ou des paysages en perdition, laissent place à des présentoirs dignes d’une salle de musée d’Histoire.

En effet, à travers cette scénographie, le travail d’Anselm Kiefer est réduit à son expression la plus épurée.
En pénétrant dans l’espace de la galerie Yvon Lambert, on est frappé par l’ordonnancement solennel des vitrines d’exposition. Celles-ci semblent renfermer des incunables ou autres précieux opuscules échappés d’une bibliothèque borgésienne.

On y voit des livres cartonnés ouverts, dans lesquels sont disposés des photographies, des fleurs séchées ainsi que des aquarelles. De toutes ces représentations émane une filiation : le romantisme allemand, qui hante l’œuvre de cet artiste.

On remarque, à travers différents médiums, la récurrence d’un personnage isolé dans l’immensité d’un paysage.
kiefer3L’un des grands peintres du romantisme allemand, Caspar Friedrich, a également peint l’homme face à la nature…
Cependant le travail de Kiefer auréolé par la poésie de Paul Celan et Jean Genet n’en demeure pas moins ancré dans l’histoire et toute son atrocité.
Ainsi, dans ses oeuvres de jeunesse, dans ses “occupations” d’espaces significatifs, il va jusqu’à effectuer le salut national-socialiste pour dénoncer l’hypocrisie d’une certaine allemagne de l’époque. Ces interventions créent alors un véritable scandale Outre-Rhin jusque dans les cercles critiques les plus radicaux.

L’exposition présente quelques-uns de ces clichés dans des ouvrages cartonnés.

L’artiste ajoute systématiquement un élément à ces tirages photographiques (écriture, peinture). L’un de ces éléments les plus frappants sont les instruments de médecine tels que les seringues et les écarteurs.

Faut-il y voir une référence aux expériences du Docteur Mengele et aux théories Eugénistes ?

Le fil conducteur du travail de Kiefer est la tragédie humaine, et plus particulièrement l’histoire récente de l’Allemagne, avec ces fantômes épouvantables. Son œuvre s’inscrit dans une logique de monstration du désastre, cette démarche s’impose comme un rempart à l’oubli et la barbarie…
L’observation d’Anselm Kiefer sur son pays s’interprête par le prisme son déracinement ( il vit en france aujourd’hui).

Une citation tirée de l’ouvrage de Julien Gracq “Le Rivage des Syrtes” pourrait illustrer le sentiment qui traverse l’artiste :
“La solennité soudaine que prend un paysage sous le regard d’un banni.”


Exposition “UNFRUCHTBARE LANDSCHAFTEN” par Anselm kiefer
Galerie Yvon Lambert
Jusqu’au 26 juin
Crédits photos galerie Yvon Lambert

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Primavera Sound 2010 # 3

Le 2 juin 2010, posté par admin -

“Très chers lecteurs, amateurs et passionnés de rock dans son plus bel état,
Votre Special Rockporter serait tenté d’inaugurer le résumé de sa seconde soirée de débauche musicale par ceci : Avant d’être devenu gros comme Elvis, Frank Black est avant tout grand comme Elvis.

Non bien sûr, cette comparaison n’est pas de moi, mais elle n’en est pas moins criblant de vérité. Hier soir, la tête d’affiche de ce 10e Primavera Festival n’était autre que Pixies. Cultissime groupe de rock alternatif de ces vingts dernières années. Prématurément séparés il y a plus de quinze ans, puis réconciliés en 2004 pour le bonheur de leurs plus grands fans, et donc du notre, Pixies et son leader Frank Black nous ont fait l’immense honneur de leur présence. Rien que cela.
primavera-3Enchainant plus d’une heure d’un set livré sous acides, les quelques 15 000 petits veinards que nous étions, on pu se déchirer les cordes vocales sur “Bone Machine”, “Here comes your man” ou encore “Where is my mind” dont la réputation n’est plus à faire, merci à Chuck Palahniuk.
Il fut bien difficile d’enchaîner tant on aimerait rester dans cet état de trans-nostalgie, galvanisé par tant d’émotion. Mais le temps me manque, et les groupes s’accumulent, trop de scènes, trop de musique, et pas encore assez de bières.

Alors je m’époumone voir Les Savy Fav et leur post-punk enragé, la foule est déjà présente, il fait déjà trop chaud, qu’à cela ne tienne, je bouscule, je dérange le quidam du fond de salle au regard insipide devant l’effervescence de ces New Yorkais. Mais j’y arrive, j’y suis, le centre du monde, le Pogo! Une déferlante de marée humaine chauffée à blanc. Comme monté sur ressort, je me mets à bondir aux rythmes des caisses claires. Il y a des slams, de la sueur, du rock, et du vrai, celui qui ne triche pas, le son qui crache, tout droit venu des Marshall, Fender ou encore Vox.

Déjà épuisé, les jambes en feu, je continue mon marathon. C’est au tour de Yeasayer, nouvelle scène rock expérimental tout droit accouchée de Brooklyn. Puis arrive Beach House, véritable perle aux mélodies aussi enivrantes les unes que les autres. Où la sublime Victoria Legrand, feu nièce du célébrissime compositeur français Michel Legrand, nous bouleverse par sa voix rauque, comme androgyne.
Encore une fois, Barcelone ne m’aura pas épargné. Il y eu encore Marc Almond, célèbre moitié new wave de Soft Cell, The King Kahn, nouveau projet des Black Lips, et tout ceux que je n’ai pu voir sous peine d’abandon par K.O. avant même la fin du festival. Il est à présent 4h du matin dans le douceur printanière catalane, et je m’en remets volontiers entre les mains du taxi qui se chargera de me déposer à ma chambre d’hôtel, à condition qu’il est compris mon bredouillage de groupie éreinté.

En attendant la suite… et la fin… Let’s Rock!”

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Primavera Sound 2010 # 2

Le 1 juin 2010, posté par admin -

“Here we are!
Votre “Special Rockporter The Kooples” a survécu à sa première nuit Primaveresque. Et ce n’est pas sans mal que je vous écris, un verre d´aspirine à la main, depuis ma chambre d’hôtel. De tous les festivals qu’il m’a était donné de faire, cette soirée restera pour sûr tatouée dans les mémoires.

Imaginez un complexe de plusieurs hectares, 7 scènes crachant du Rock à faire saigner les oreilles d’un sourd, surplombant une Méditerranée impassible malgré les quantités de décibels engendrées, où spotlights et couché de soleil se bastonnent pour savoir lequel nous éblouira le plus et vous avez Primavera Sound Festival.

Rien que pour la soirée d’hier, pas moins de 45 groupes étaient au programme. Inutile de vous dire que mes super pouvoirs de Super Rockporter n’ont pas suffit, mais ne vous inquiétez pas, je vous ai sélectionné la crème de la crème à la sauce The Kooples. Au commencement il y eu Monotonix.
ambiente-primavera Il est 19 heures, mes écoutilles sont encore vierges de toute acouphène, et le trio israélien entre en scène, ou plutôt entre en foule. Nous livrant un set complètement allumé, c’est en plein milieu du public qu’ils ont déversé leur heavy metal à tendance garage en pleine figure. Autant vous dire que les hostilités étaient lancées.

45 minutes plus tard, il y eu The Fall et son détestable leader Mark E. Smith enchaînant les titres affublés de leur rock cacophonique et expérimental. Après plus de trente années d’existence, et 27 albums enregistrés, ces vieux rockeurs n’ont rien perdu de leur énergie et ni de leur réputation qui en fit un des groupes cultes du mouvement punk.

Pour ne pas perdre le rythme, les londoniens de The XX prenaient la relève. Entre pop dark et rock minimaliste, ce fut plus d’une heure de live planant aux sonorités épurées, aiguisées comme la lame d’un couteau à cran d’arrêt. Je suis en retard, je cours voir les quelques dernières minutes de Broken Social Scene, pour ensuite prendre une claque sonore des plus mémorables devant Pavement. Reformés il y a tout juste un an, Stephen Malkmus et les siens m’ont transporté 15 bonnes années en arrière, du temps où leur Indie Rock Lo-Fi déferlait et retournait les amateurs et comme les professionnels du milieu avec leur album Wowee Zowee.

Enfin se sont entreposés les petits jeunots de Surfer Blood au talent insolent, le rock indé 90’s de Superchunk, ou encore le post-rock from Chicago de Tortoise. Bref, il n’y avait pas de quoi s’ennuyer. Et le public venu de toute l’Europe et même d’outre-Atlantique était surchauffé à bloc.
Quand à moi, une bonne petite siesta espagnole me fera le plus grand bien afin d’enchaîner ce soir pour une nouvelle nuit de rock torride et suant les décibels dans la chaleur de Barcelone.

En attendant la suite…Let’s Rock!”

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Primavera Sound 2010 # 1

Le 31 mai 2010, posté par admin -

Un, deux. Un, deux : Check. Check.
Good morning Francia, ici votre “Special Rockporter The Kooples” en direct live de Barcelona. Aujourd’hui commence l’un des festivals les plus déjantés de notre vieux continent : Primavera Sound Festival !

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Ce nom résonne tel un assourdissant Larsen à vos oreilles ? Je vais donc vous introduire pendant 3 jours dans cet univers où le Rock est béni des Dieux, et où l’on prie pour que la cerveza coule à grands flots dans nos entrailles.
Primavera Sound Festival à la sauce 2010 ne sera que Pixies, The Fall, The XX, Pavement, Grizzly Bear, Broken Social Scene, Les Savy Fav. Cela ne vous suffit pas? Vous en voulez encore? Black Lips, Yeasayer, The Drums, Gary Numan, Marc Almond, Pet Shop Boys… et la liste est longue comme le jack de guitare de Pete Townshend.
Vous pouvez me croire, après un périple de 48 heures en auto-stop entre Paris et Barcelone. Après avoir traversé la France sur la banquette arrière du 3 tonnes de Randy, un auto proclamé ancien Roadie septuagénaire de The Sonics, me voici prêt à vous faire vibrer pendant ces 3 jours telle une pédale Wha Wha de Jimi Hendrix à la touche The Kooples.

En attendant la suite… Let’s Rock!

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Caroline & Markus, Paris 10ème

Le 21 mai 2010, posté par admin -

Jeudi 15 Avril, Paris 10e
Prénoms : Caroline & Markus
Age : 25 et 28 ans
Professions : Mannequin et comédien
En couple depuis 8 mois.
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Love at first sight et un baiser devant l’église de St Germain-des-Prés dans les vingt minutes qui ont suivi! Caroline et Markus partagent le même goût pour les fringues, le même bonheur à écouter du Elvis Presley, la même admiration pour le couple Gainsbourg-Birkin, et la passion pour les tatouages!

Markus va chez le tatoueur tous les trois mois depuis des années. C’est lui qui a motivé Caroline à sauter le pas pour son premier tatouage. Une complicité indélébile qui nous touche et nous séduit!

Une anecdote mignonne: Caroline dort en caleçon, celui de son chéri!

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dans: En couple

The Kooples Stories

Le 10 mai 2010, posté par admin -

Eve (21 ans) & Sébastien (27 ans). Lille. Ensemble depuis 2 ans.

Il y a bientôt 3 ans, fraichement débarquée dans la grande ville, le baccalauréat en poche et l’esprit conquérant, j’aspirais aux nouvelles rencontres, vous savez, celles que l’on attend à 18 ans.

Rapidement intégrée dans la “bande du drugstore” du coin, je savourais l’euphorie des copains musiciens, une bière éventée à la main, puis 2, puis 5, et je ne me rappelle plus de la suite. Et puis, il eut cette soirée de Mai, où mes copains jouaient avec un autre groupe.
Dans ce groupe, il y avait un guitariste. C’était lui. Tête haute et guitare entêtante. Et forcément, ça va de pair, esthétiquement parfait.
Malgré ma fougue de jeune minette, ce ne fut pas ce soir là.

Je suivis sa musique pendant plusieurs mois dans l’ombre (ou plutôt derrière mon écran), écoutant d’une oreille distraite mais non moins intéressée, les rumeurs sur ce sexy dandy briseur de cœurs.

Nous sommes en Octobre, j’arrive à une soirée, malgré les martinis et la vision double, lui, je le vois très distinctement. Et apparemment, il me voit également et vient me parler.
Je prétends ne pas savoir qui il est, et quand je daigne lui répondre c’est pour raconter des idioties ou rire très fort. Le lendemain, quand je me réveille chez moi, encore habillée, je me maudis.
J’ai filé à l’anglaise et je veux réparer ça en le contactant sur Internet “Es-tu la personne avec qui j’ai parlé hier soir?”. Réponse: “Oui belle brune”. JACKPOT.

On se recroise, je l’ignore encore. C’est bizarre ça, non? En tout cas, ce fut ce soir là. Je me méfie, je ne sais pas si je veux, si je me suis débarrassée de mes chagrins d’amour de jeunes filles en fleurs. Il y a l’invitation au restaurant, les caresses le lendemain matin devant ce petit déjeuner préparée pour mes petits soins .

Une semaine après ce rapprochement, il me présente comme “sa copine”. 3 mois plus tard, nous décidons de prendre un appartement ensemble. 6 mois plus tard, c’est le chat. 1 an après, je suis la chanteuse de son nouveau groupe. En Septembre nous allons nous marier. Je fais exactement tout ce que j’avais refusé et craint. Partager mon lit, apprendre la cuisine, me marier et être sur scène. Sauf qu’aujourd’hui, je n’ai jamais été aussi heureuse et fier de quelqu’un. C’est ce qu’on appelle la “bonne personne”, non?

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